Hélène BRUN (textes) et Jean-Paul VOILLIOT (photos)
Rosace ouest (Vitrail 135)
• Le triangle est un instrument de percussion formé d’une tige métallique de forme triangulaire.
Anges avec un triangle (Rosace ouest n° 19 et 32)
Il est tenu d’une main par le musicien qui frappe la barre inférieure à l’aide d’une baguette en métal. Sa sonorité cristalline est perceptible même dans un orchestre.
Hélène BRUN (textes) et Jean-Paul VOILLIOT (photos)
Rosace ouest (Vitrail 135)
• La viole est un instrument de musique à trois cordes au XVIe siècle, joué à l’aide d’un archet et dont le manche se termine souvent par une tête sculptée.
Ange avec une « viola da braccio », ou viole alto (Rosace ouest n° 29)
Elle existe en plusieurs tailles : dessus, alto, ténor, basse et porte un nom différent selon la façon dont on la tient : la viola da gamba, qui ressemble au violoncelle, se porte sur ou entre les genoux, la viola da braccio, sorte d’ alto, se tient dans les bras. Cette famille d’instruments a dominé la vie musicale européenne du XVe au XVIIIe siècle.
Vitrail 132
La viole est née dans la région de Valence en Espagne au XVe siècle. Puis elle gagna l’Italie quand l’espagnol Rodrigo Borgia, élu pape sous le nom d’Alexandre III en 1492, amena à Rome de nombreux violistes pour accompagner les chants religieux. Elle connut un succès énorme dans l’Italie de la Renaissance et se répandit partout en Europe.
Hélène BRUN (textes) et Jean-Paul VOILLIOT (photos)
Rosace ouest (Vitrail 135)
Ange avec un serpent (Rosace ouest n° 16)
• Le serpent est un instrument à vent grave de la famille des cuivres. En forme d’un S, ce qui lui vaut son nom, il est percé de six trous.
Selon l’Abbé Lebeuf (in « Mémoires concernant l’Histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre » 1743) le serpent aurait été inventé par un chanoine de la cathédrale d’Auxerre, Edme Guillaume en 1590. Mais comme l’auteur ne cite aucune source, l’origine de l’instrument est difficile à préciser. Il était voué au soutien des formations vocales religieuses et dans les églises il accompagnait le chant liturgique et amplifiait la voix humaine. A partir de 1830 il fut remplacé par d’autres instruments, en particulier par l’orgue.
Hélène BRUN (textes) et Jean-Paul VOILLIOT (photos)
Rosace ouest (Vitrail 135)
Ange avec un psaltérion (Rosace ouest n° 31)
Ange avec un psaltérion (Rosace ouest n° 20)
• Le psaltérion est un instrument à cordes fixes composé d’une caisse plate et carrée que l’on pose sur les genoux. Le musicien, soit pince les cordes avec les doigts, soit les frotte avec une plume d’oie, soit les frappe avec un petit marteau.
Connu dans l’Antiquité égyptienne (un exemplaire existe au musée du Louvre) , il était aussi utilisé par les Grecs pour accompagner les psaumes, d’où il tire son nom. Il est sans doute l’ancêtre du clavecin par l’adaptation, dès la fin du Moyen-Âge, d’un clavier sur la caisse.
Hélène BRUN (textes) et Jean-Paul VOILLIOT (photos)
• La trompette est un instrument de musique à vent, de la famille des cuivres. Elle se compose d’un long tube cylindrique, en laiton en général, se terminant par une ouverture conique. Ce type d’instrument était déjà utilisé dans l’Antiquité égyptienne car deux trompettes ont été retrouvées dans le tombeau de Toutankhamon (une en or et une en argent). En Grèce, à Rome, chez les Celtes, la trompette était considérée comme un instrument de guerre. A partir du XIVe siècle, dans l’Occident chrétien, elles deviennent des instruments d’orchestre.
Rosace ouest (Vitrail 135)Trompette
Anges avec trompette (Vitrail 40)
• La trompe est un instrument à vent dit à « embouchure ». Les lèvres du musicien sous la pression de l’air expiré font vibrer l’instrument et le pavillon amplifie et répercute le son.
Elle fut utilisée dès la plus haute antiquité lors de manifestations collectives pour exprimer la puissance, la solennité et la joie lors de célébrations religieuses, de processions ou de défilés d’apparat. Dans l’univers biblique, comme la trompette, la trompe symbolise l’intervention divine sur terre. Les trompes et trompettes des anges se font entendre sous les murailles de Jéricho ou lors du Jugement dernier.
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Rosace ouest (Vitrail 135)
•Le chant grégorien est le chant liturgique de l’Église catholique romaine. A cappella, ou avec une simple assistance de l’orgue, il chante en latin la parole de Dieu : psaumes, versets bibliques…
Son origine est ancienne. Au tout début du Christianisme, dans les communautés orientales ou occidentales la liturgie consiste en la fraction du pain. Mais peu à peu, autour de la prière eucharistique s’ajoutent d’autres éléments tels les lectures, le Credo, des prières d’intercession, d’action de grâce. Ainsi vont apparaître une grande variété de rites, chacun ayant son chant propre : chant romain, chant ambrosien à Milan, chant mozarabe en Espagne, chant gallican en Gaule.
Ange avec une partition de chant grégorien (Rosace ouest n° 26)
Le grégorien que nous connaissons est le fruit de deux événements. En premier lieu, il résulte du travail de compilation liturgique effectué par le pape Saint Grégoire le Grand (590-604). Pour donner une base stable à la liturgie romaine et organiser le répertoire tout au long de l’année, le pape rassemble des chants d’origine différente. Saint Grégoire n’est pas le compositeur du chant romain, il n’en est que le compilateur.
En second lieu, Pépin le Bref, sacré roi des Francs par le pape en l’an 754, fait adopter la liturgie romaine pour les églises et les monastères de son royaume pour sceller son union avec Rome.
Cet accord politico-religieux se poursuit sous Charlemagne. Dès la fin du VIIIe siècle apparaît en Gaule un nouveau répertoire de chants liturgiques, appelé « grégorien ». Il va se diffuser dans tous les territoires carolingiens et remplacer peu à peu les chants gallicans, mozarabes… Seul résiste le chant ambrosien.
Ce répertoire a été élaboré en une soixantaine d’années. Les livres de chant ne fournissant que les textes et non la mélodie, faute de notation musicale, les chantres ont dû apprendre par cœur les mélodies. Puis il a fallu stabiliser ce répertoire pour le diffuser sans l’altérer. C’est pourquoi va s’élaborer à partir du IXe siècle l’écriture neumatique. Le neume n’est pas une note mais un signe écrit (en grec neume=signe) qui n’indique pas la hauteur du son ni les nuances du chant. Pour avoir plus de clarté, au cours du XIe siècle, apparaissent les notes, puis aux XII-XIIIe siècles les lignes précisant la hauteur du son, et enfin la portée faite de plusieurs lignes et les notes carrées conservées jusqu’à nos jours pour les mélodies grégoriennes. À la fin de l’époque médiévale, avec l’apparition de la polyphonie qui déforme et arrange les mélodies, les musiciens perdent de vue la dimension spirituelle du chant grégorien qui entame alors une période de déclin progressif.
Au XIXe siècle, Dom Guéranger va s’appuyer sur les manuscrits pour restaurer le chant grégorien. L’atelier paléographique de Solesmes poursuit toujours aujourd’hui ce travail de recherches.
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Rosace ouest (Vitrail 135)
Ange avec un hautbois (Rosace ouest n° 17)
Ange avec un hautbois (Rosace ouest n° 34)
• Le hautbois est un instrument de musique à vent de la famille des bois. Le son est créé par la vibration d’une anche au passage du souffle. Son timbre peut être puissant ou doux.
Connu dans l’Antiquité, il est représenté dans des tombes égyptiennes et mentionné par Homère dans l’Iliade. Il a évolué dans l’espace et le temps avec une grande diversité. Aujourd’hui sont utilisés des hautbois traditionnels (bombarde, duduk, gaïta, zuma) et des hautbois modernes (hautbois, hautbois d’amour, hautbois baroque…).
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Rosace ouest (Vitrail 135)
Anges avec un orgue (Rosace ouest)
• L’orgue est un instrument à vent qui produit des sons à l’aide d’un ensemble de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie. Il est joué à l’aide d’un clavier et d’un pédalier.
Le mot « orgue » vient du grec « organon » qui signifie instrument.
Le premier orgue, inventé au IIIe siècle av. J.C. par un grec d’Alexandrie, fonctionnait avec de l’eau. Les Romains employaient l’orgue hydraulique dans les cérémonies impériales ou dans les amphithéâtres comme en témoigne un monument conservé au musée d’Arles.
Ange avec orgue (Vitrail 119)
L’instrument disparut en Occident avec les invasions barbares mais se maintint à Byzance après le transfert de l’empire romain en Orient. Il fut réintroduit en occident quand l’Empereur Byzantin en offrit un à Pépin le Bref, en 757, qui fut placé dans l’église Saint-Corneille de Compiègne. Sous Charlemagne, un orgue fut installé dans la chapelle impériale d’Aix-la-Chapelle.
Ange avec orgue (Vitrail 123)
Vitrail 134
Anges à l’orgue (Vitrail 134)
A partir du XIe siècle l’instrument s’installa dans les monastères comme guide chants, puis au XIIe siècle dans les églises et au XIIIe siècle toutes les grandes églises européennes s’en dotent. En même temps apparaissent des progrès techniques, comme le pédalier, qui perfectionnent l’usage de l’instrument et vont susciter le développement du répertoire
Hélène BRUN (textes) et Jean-Paul VOILLIOT (photos)
Rosace ouest (Vitrail 135)
Ange avec un luth (Rosace ouest)
• Le luth est un instrument à cordes pincées. De forme ovale au centre, il est allongé vers le manche et arrondi à la base.
Originaire de l’Inde, il fut amené en Espagne par les Arabes puis gagna peu à peu toute l’Europe. On le connaît en France depuis le XIVe siècle. Il évolua par l’ajout de cordes graves mais disparut au XVIIIe siècle concurrencé par la guitare au volume sonore plus important.